Historique 


      Bouthonvilliers est situé dans le Dunois ou plus exactement dans le Perche Goët, pays qui sépare la Beauce du Perche.

Bouthonvilliers est érigé à l'extrême ouest d'un plateau recouvert d'un important massif forestier démarrant au bord du Loir et ce finissant à Bouthonvilliers. Cette situation explique pourquoi jusqu'en 1332, Bouthonvilliers s'appelait Boscovilore (Maison des bois).
Bouthonvilliers est une maison de 7m. de large à double exposition et orientée Est/Ouest et datant du XVIIIéme siècle.
En 1332, Garcie de Bouthonvilliers donne son nom à ce lieu ce qui est très original puisque généralement ce sont les personnes qui prennent le nom des lieux ...

En 1540, Louis I de Courcillon, homme d'armes, calviniste, seigneur de Dangeau hérite de Bouthonvilliers par sa femme Jacqueline de Sintray.

En 1550, Louis I de Coucillon reconstruit Bouthonvilliers. Les nouveaux bâtiments comprennent 2 pavillons, un colombier, une orangerie et une ferme. Le tout était défendu par des douves et des sauts de loups.

En 1585, Louis I de Courcillons résiste aux troupes catholiques qui envahissent Dangeau. Il est au combat avec M. de Rosny aux ordres du Roi de Navarre qui entre dans le Perche Goët en pillant la région de Châteaudun. Au cours de ces affrontements Monsieur de Rosny est grièvement blessé. C'est à Châteaudun qu'il décide de s 'appeler Sully. C'est aussi au cours de sa convalescence qu'il s'installe à Villebon.

En 1592, Jacques de Courcillon, fils de Louis I de Courcillon, hérite de Bouthonvilliers. Il est aussi homme d'armes et ambassadeur pour Henry IV en Angleterre. Son corps est inhumé dans l'église de Dangeau.

A la fin du XVIIéme siècle (date inconnue), un incendie très important ravage Bouthonvilliers. Les bâtiments de ferme à toît de chaume sont totalement détruits. Seuls, 2 pavillons, le colombier et l'orangerie sont sauvés.

En 1658, Philippe de Courcillon, un des fils de Louis I de Courcillon se donne le titre de Marquis, ce qui n'a jamais été prouvé. Il se converti au catholicisme. Il hérite de Bouthonvilliers. Il restera le seigneur de Dangeau le plus illustre. Devenu intime de Louis XIV, il est responsable des menus du roi et grâce à cette charge, il aide à la promotion de notre région en proposant à la cour des produits du Perche Goët. Il meurt en 1719 de la petite vérole.

En 1719, la seigneurie de Dangeau et Bouthonvilliers sont confiées à la famille de Luynes qui gère très bien les 2 domaines.

En 1735, Jean-François de Milleville, chevalier de Saint-Louis achète Bouthonvilliers.

En 1768, Jean-François de Milleville construit la partie centrale de la maison dans un style Louis XVI. Les murs intérieurs sont en torchis habillés de boiseries et alcôves. Les sols sont en parquet d'époque de formes et dessins personnalisés par pièce. Installation de fenêtres à la Mansart sur les 2 pavillons pour rendre l'ensemble cohérent. Mise en place d'un jardin à la française.

En 1796, Jean-François de Milleville revend Bouthonvilliers à M. Robillard de Morsan qui meurt sans enfant en 1827. C'est son neveu, Germain Alphonse de Possesse mon arriére-arriére grand père qui hérite de Bouthonvilliers. En 1832, il épouse Mademoiselle de Longpérier.

En 1834, Germain Alphonse de Possesse supprime le parc à la française et fait mettre en place par monsieur Joly, architecte paysagiste à Chartres, un parc à l'anglaise. C'est à cette époque qu'un parent de la famille, M. de Salabery, un des premiers importateurs du cèdre en Europe, fait ses essais de plantations à Bouthonvilliers. Une nuit de février 1967, 40 cèdres tombent dans le parc lors d'une violente tempête…

En 1878, déménagement de la chapelle, de la maison au colombier. Le cahier des charges qui a permis la construction de cette chapelle était très élaboré, car il devait répondre à des contraintes acoustiques très strictes. Cette nouvelle chapelle est bénite et ouverte au culte par l'évêque de Chartres le 1er septembre 1879.

Description de la chapelle :
- Fenêtres à pleins cintres à meneaux garnies de grisailles : vitraux réalisés par Maître Testeau verrier à Orléans.
- La salle peut contenir 60 personnes maximum
- L'autel est en pierre blanche
- La tourelle du haut du colombier a été transformée en campanile avec un " aba-son " et une cloche.
- Au sommet de ce campanile il y avait une croix imposante à la place de la colombe actuelle qui a été déplacée dans un premier temps pour orner un reposoir dans le parc, puis pour matérialiser un calvaire à l'entrée nord de Bouthonvilliers.

En 1880, on abat l'orangerie, on supprime les 2 cours coté Est, on déplace le potager du Sud au Nord-Est, on bouche les douves et on construit les communs actuels en les dédiant totalement aux chevaux (mise en place d'une basse-cour très complète avec fruitiers, laiterie…)

En 1909, Maurice de Possesse, mon arrière grand-père qui est auditeur au Conseil d'État, hérite de Bouthonvilliers. Il épouse successivement Mesdemoiselles de Becquincourt et Thérese de Roussy de Sales en 1882.
Il eut 7 enfants dont ma grand-mère Elisabeth de Possesse qui hérite de Bouthonvilliers dans les années 1935.

En 1913, Bertrand de Verdun qui habitait le château de Chasseguey dans la Manche épouse en deuxième noce Elisabeth de Possesse dont il aura deux enfants : Guillemette et Charles de Verdun (1917).

En 1960, à la mort d'Elisabeth de Verdun, son fils Charles hérite de Bouthonvilliers.

En 1946, Charles de Verdun épouse Jacqueline de Vilmarest. Ils eurent 4 enfants dont un fils : Richard.

En 1995, à la mort de son père, Richard de Verdun hérite de Bouthonvilliers.

Richard de Verdun février 2003

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Château de Bouthonvilliers
Bouthonvilliers
28160 Dangeau
Tel : 02.37.96.77.04
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